Les Grottes Préhistoriques du Chaffaud
(Savigné - Sud Vienne)
Animations pédagogiques
I) - Le site du Chaffaud : historique des recherches
Situé aux confins des départements de la Vienne et de la Charente (commune de Savigné), le site préhistorique du Chaffaud s’inscrit dans les hauts lieux de la préhistoire mondiale.
Moins connu que ses homologues de Dordogne, ce site exceptionnel de part les découvertes effectuées a joué un rôle considérable dans la connaissance des civilisations du paléolithique
supérieur.
En effet, dès
1834 André Brouillet, notaire de Charroux entreprend des recherches dans la grotte du Puits, la plus imposante des cavités du
Chaffaud où il met au jour de nombreux vestiges ( silex taillé, harpons, aiguilles..) attribuables actuellement au Magdalénien moyen et final (Homo Sapiens-Sapiens).
Les travaux d ‘André Brouillet sont sans aucun doute les premières recherches préhistoriques de toute l’histoire, soit 100 ans plus tôt que la découverte de la grotte de Lascaux et 30
ans avant la découverte de la première grotte ornée d’Altamira en Espagne.
En
1837, la découverte d ‘un os de renne gravé, sur lequel on distingue deux biches a fait connaître au monde entier l’existence d’un art préhistorique et contribua ainsi à la
réputation mondiale des grotte du Chaffaud, il s’agit de la première œuvre d’art de l’humanité.
Durant plus d’un siècle, de nombreux érudits locaux ou chercheurs de réputations internationales vont se succéder et entreprennent des fouilles dans les différentes cavités du site, grotte du
Puits, grotte Intermédiaire, grotte de la Fontaine et grotte des Pins.
Dresser un inventaire exhaustif des vestiges archéologiques recueillis durant plus d’un siècle serait fastidieux. Toutefois d’autres témoins moins connus témoignent de la richesses exceptionnelle
de ce gisement, il s’agit d’un collier composé de 45 dents de cerf, d’une sculpture de poisson et des sagaies décorées , ce mobilier provient des fouilles
Gaillard de la Dionnerie (
1864).
Les fouilles entreprises par Jean Airvaux en
1985 dans la grotte du Puits marquent la fin des recherches sur gisement préhistorique.
Dans un petit diverticule situé à l’intérieur de la grotte du Puits, un placage de sédiment a permis d’établir la stratigraphie du gisement.
Au total 5 niveaux préhistoriques séparés par des horizons naturels ont livré de nombreux vestiges lithiques et osseux ainsi que de nouvelles œuvres d’art.
II) - Le projet de valorisation du site
Lors des opérations de remembrement , la commune de Savigné avait constitué une réserve foncière à Périgné où sont situées les grottes préhistoriques du Chaffaud.
L'aire de Périgné s'est développée tout d'abord sous l'initiative de la commune de Savigné, puis avec l'aide de la communauté de communes de Civray présidée par Jean-olivier Geoffroy.
A la suite de la tempête de 1999, qui provoqua de nombreux dégâts dans les bois situés aux abords des grottes, les propriétaires des lieux ont accepté de céder à la commune près de 13 hectares de
terrain et l'ensemble des grottes préhistoriques.
De 2000 à 2003, la communauté de communes entreprend l'aménagement du sentier de la préhistoire situé le long du site préhistorique et agrémenté par huit panneaux didactiques permettant ainsi au
grand public de découvrir l'un des hauts lieux de la préhistoire mondiale et la vie quotidienne de nos lointains ancêtres de la préhistoire.
En 2005, le sentier de la préhistoire est inauguré par Ségolène Royal présidente de la région Poitou-Charentes. Cette réalisation marque une étape importante dans le projet de valorisation et de
réhabilitation du site, car durant plusieurs décennies ce dernier fut totalement abandonné à la merci des pilleurs et collectionneurs de silex taillé.
Depuis juin 2005, sous l'initiative de Jean-Michel Leuvrey, préhistorien , et en collaboration avec la commune de Savigné et la communauté de communes du Civraisien, de nombreuses activités
pédagogiques et ludiques se déroulent sur le site du Chaffaud; visites guidées des grottes préhistoriques et du circuit de la préhistoire, des ateliers thématiques autour du thème « Revivre la
Préhistoire ».
Le présent projet s'inscrit dans un vaste programme de connaissance et de valorisation la préhistoire régionale et locale.
En effet, le département de la Vienne compte à lui seul plus d'une dizaine de sites préhistoriques de réputation internationale ou mondiale dont un grand nombre d'entre eux ont livré des
témoignages artistiques (art pariétal ou art mobilier) :
- grottes du Chaffaud à Savigné,
- grottes de Marche et des Fadets à Lussac-les-Châteaux,
- abri du Roc-aux-Sorciers à Angles-sur-Anglin....
A ce titre, les grottes du Chaffaud occupent une place privilégiée, il s'agit tout d'abord du premier site paléolithique fouillé à des fins scientifiques et qui a fait connaître au monde entier
l'existence d'un art préhistorique, l'os aux biches exhumé par André Brouillet en 1837 dans la grotte du Puits est la première oeuvre d'art découverte au monde.
III) - Concept général des projets pédagogiques en préhistoire
Depuis 1960 et sous l’impulsion d’André Leroi-Gourhan, la recherche en préhistoire est devenue pluridisciplinaire et bénéficie actuellement de l’apport de toutes les sciences réunies. L’ensemble de
ces données permet d’avoir un regard bien différent de nos prédécesseurs du XIXème siècle.
Les nouvelles connaissances acquises sur les civilisations préhistoriques se traduisent actuellement par la création de nombreux parcs archéologiques et centres d’interprétation de la préhistoire,
lieux dans lesquels les élèves peuvent assister ou participer à de nombreuses animations (taille de silex, fabrication du feu, céramique..).
L’archéologie expérimentale est devenue un outil incontournable dans la valorisation des sites archéologiques et dans les projets pédagogiques ; elle permet d’appréhender les différentes
techniques de fabrication de l’outillage préhistorique.
Cependant, dans le cadre d’un projet pédagogique, cette nouvelle approche des industries préhistoriques et des techniques ne peut en aucun cas être dissociée des autres disciplines et doit être
intégrée dans une approche globale des civilisations préhistoriques.
L’ensemble de nos projets pédagogiques s’inscrit donc dans un programme global de valorisation et de connaissance des civilisations préhistoriques, destiné aux élèves des écoles primaires et
des collèges.
Nos interventions sur le site du Chaffaud ou dans les établissement scolaires s’orientent autour de trois thèmes principaux :
- Evolution et milieu naturel de l’homme préhistorique, les climats, la faune , la flore et l’outillage seront les différents aspects abordés,
- Archéologie expérimentale et évolution des techniques, cette partie est réservée aux ateliers pratiques, initiation à la taille de la pierre, fabrication de lampes à
graisse, peinture pariétale, tir au propulseur…
- Méthodes d’interprétation des sites archéologiques ; de la fouille archéologique au travail en laboratoire.
IV) - Description des animations pédagogiques sur le site du Chaffaud
1) visite commentée des grottes préhistoriques
La première partie du projet est consacrée à la visite guidée et à la présentation des panneaux situés aux abords des grottes.
Cette visite se décompose en trois parties :
-
historique des recherches effectuées sur le site du Chaffaud, depuis la découverte jusqu’aux dernières fouilles réalisées par Jean Airvaux.
- à partir des panneaux situés aux abords des grottes,
discussions sur l’évolution de l’homme préhistorique et présentation de l’homme du Chaffaud ; climat, faune, habitat et
techniques de fabrication de l’outillage, inventions….
-
visite et présentation des grottes du Puits, Intermédiaire et de la Fontaine ; méthodes de fouilles , mobilier découvert …
Grotte du Puits
La grotte du puits est la plus célèbre des grottes du Chaffaud, elle doit son nom à la présence d’un puits naturel situé à droite de l’entrée principale. C’est dans cette imposante cavité qu’André
Brouillet effectua en 1834 les premières fouilles de toute l’histoire. Quelques années plus tard, il découvre un os de renne gravé représentant deux biches. Cette pièce est a l’origine de la
réputation mondiale du Site du Chaffaud , il s’agit de la première œuvre d’art préhistorique découverte entre 1834 et 1844.
Entre 1864 et 1866, H . Gaillard de la Dionnerie entreprend de nouvelles recherches, il découvre une grandes quantité d’outils en silex taillé et de nombreuses sagaies en bois de renne dont
certaines portent des gravures remarquables ainsi qu’un collier composée de 46 dents de cerf. Par la suite plusieurs chercheurs se succèdent et entreprennent de nombreuses fouilles dans la
grotte du Puits dont le plus célèbre est G.Chauvet éminent préhistorien.
Les derniers travaux réalisés entre 1985-1986 par Jean Airvaux préhistorien sont sans aucun doute les plus importants, ces recherches méthodiques ont permis de mettre au jour plusieurs niveaux
archéologiques encore en place dont deux couches du magdalénien moyen et final et un horizon azilien. Le tamisage d’une petite partie des déblais anciens a livré de nouvelles pièces gravées en
pierre et os.
Grotte Intermédiaire
Située entre la grotte de la Fontaine et la grotte du Puits, cette petite cavité a livré de nombreux vestiges préhistoriques du Magdalénien final.
Les premiers travaux sont attribuables à une équipe de chercheurs américains mandatée par la Société des « Amis du pays Civraisien », cette dernière avait acquis en 1927, le droit exclusif de
fouilles sur le site du Chaffaud.
M.J. Russel effectua plusieurs tranchées vers l’entrée de la grotte etdécouvrit peu de choses : quelques os brûlés, des éclats de silex et de l’outillage appartenant au Paléolithique Supérieur.
Par la suite, M Coquillaud entreprit de nouvelles recherches de mai à octobre 1928.
Ces travaux portèrent essentiellement sur la partie externe de la grotte, il y découvre plusieurs niveaux préhistoriques, un horizon compact contenant de l’industrie et de la faune, une
couche d’éboulis et une couche supérieure comportant quelques silex taillés.
Outre les nombreux outils en silex, M Coquillaud découvre plusieurs os gravés dont une lame osseuse portant sur sa face convexe une gravure de bouquetin; cette pièce exceptionnelle est considérée
comme l’un des chef-d’œuvre du Magdalénien final.
Grotte de la Fontaine
Contrairement aux autres grottes du site préhistorique du Chaffaud, nous possédons peu de renseignements sur les travaux menés dans cette cavité.
André Brouillet signale la découverte de quelques pièces néolithiques.
Du 13 au 26 mai 1927, T. Russel réalise une tranchée au-dessous de l’entrée de la grotte qui révèle la présence d’une couche d’éboulis peu épaisse contenant des os brûlés, de l’outillage en silex
qu’il attribue au Paléolithique supérieur et des restes de faune dont les espèces sont représentées par le renne, le cheval et le bison.
D’après les quelques indices connus, la grotte de la Fontaine devait contenir plusieurs niveaux préhistoriques attribuables au magdalénien et au néolithique.
Les pièces recueillies par la société des « Amis du Pays Civraisien » semblent bien confirmer cette hypothèse.
2) Initiation aux techniques de fouilles
Cette deuxième partie du programme consiste à faire découvrir aux élèves les différentes méthodes de fouilles et d’interprétation d’un site archéologique.
En compagnie d’un archéologue, chaque intervenant effectuera toutes les étapes de la fouille, décapage, dessin, interprétations des vestiges et prélèvement du matériel.
Cette démarche permet de placer les participants dans la même situation que les archéologues de terrain.
Nos connaissances actuelles sur les civilisations préhistoriques reposent en grande partie sur les diverses fouilles archéologiques réalisées depuis le XIX siècle.
Elles permettent aux archéologues d’obtenir de précieux renseignements sur la vie quotidienne de nos lointains ancêtres, les climats, la faune, la flore….
En préhistoire, les premières investigations archéologiques débutent au XIXème siècle : les travaux réalisés dès 1834 par André Brouillet sur le site du Chaffaud sont sans aucun doute les premières
fouilles préhistoriques de toute l’Histoire, mais ce n’est que très tardivement que l’on songea à fouiller le sol non plus pour exhumer de belles pièces mais pour tenter de reconstituer l’histoire
d’un site et les éléments de la vie quotidienne des peuples à l’aide des témoins les plus modestes, du simple éclat de silex aux œuvres d’art.
A partir des années 60 et sous l’impulsion d’André Leroi-Gourhan, les méthodes de fouilles des sites préhistoriques sont radicalement différentes de nos prédécesseurs du XIX siècle.
La fouille archéologique a pour objectif de recueillir de nombreux indices et témoins permettant de reconstituer les différentes phases d’occupation du site, les structures d’habitat,
l’organisation spatiale, les aires d’activités et l’environnement naturel (faune, flore et climat).
Actuellement, les travaux de terrain s’effectuent en plusieurs étapes distinctes :
1. Le carroyage
Après avoir estimé l’extension du gisement archéologique, la première étape consiste à implanter un système de repères. L’ensemble de la fouille est subdivisée en carrés d’un mètre de coté,
permettant ainsi de localiser précisément les structures et le matériel archéologique.
2. Le décapage
L'étape suivante consiste donc à retirer le sédiment qui compose le terrain : la terre ou encore le sable, par couches successives et régulières.
Le décapage est plus ou moins aisé selon la stratigraphie des couches et selon leurs régularités. Les points de repère pour suivre une couche sont la plupart du temps la couleur. La couleur des
couches varie en fonction de la nature des sédiments qui les composent, en fonction des vestiges qui s'y trouvent (si la couche contient du charbon de bois elle sera noire, si elle contient des
tessons elle pourra avoir pris leur couleur, etc…).
Le décapage minutieux des vestiges archéologiques sur de grandes surfaces, permet ainsi de comprendre l’organisation spatiale et les aires d’activités du site.
3. Dessins, photos , descriptions et prélèvements
Une fois que les vestiges sont prêts à être dégagés le décapage est stoppé car la fouille archéologique est une opération destructive. Il est donc nécessaire de prendre des notes, de
prendre des clichés, de mesurer, de dessiner les vestiges, donc d'effectuer plusieurs opérations pour garder une trace de ces vestiges dans leurs contextes archéologiques avant qu'ils ne soient
retirés du sol.
Les vestiges dégagés sont reportés sur plan, prélevés et étiquetés. Par la suite le matériel découvert est étudié en laboratoire.
3) Initiation à l’archéologie expérimentale
A partir du matériel découvert dans la fouille expérimentale, l’ensemble des techniques de fabrication sera abordé de manière théorique et pratique.
Chaque élève réalisera une ou plusieurs pièces de son choix (outils en silex, lampes à graisse, bracelets, colliers..). Cette démarche permet d’appréhender les différents degrés de technicité
de l’outillage préhistorique.
La notion de reconstitution en archéologie préhistorique est récente ; malgré diverses tentatives effectuées par nos prédécesseurs dès le 19 ème siècle ce n’est qu’à partir des années 60 que
cette démarche s’appuie réellement sur les données archéologiques.
Ce nouveau concept est dicté par l’archéologie expérimentale, utilisée comme méthode de recherche dès 1960.
Cette approche des industries préhistoriques a pour objectif de comprendre les gestes techniques et les différentes chaînes opératoires depuis la collecte de la matière première jusqu'à l’outil
fini.
Au cours des millénaires, de nombreux gestes autrefois quotidiens sont peu à peu tombés dans l’oubli et remplacés par de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux.
Par exemple, avec l’apparition du métal, une grande partie de l’outillage en silex va progressivement disparaître, remplacée par les outils en bronze et en fer. Les tailleurs de pierre devinrent
rares, puis ils disparurent et avec eux la connaissance des techniques de taille de la pierre.
Pour retrouver ces techniques ancestrales, l’archéologue dispose de trois sources : les vestiges archéologiques, l’ethnologie et l’archéologie expérimentale :
- l’analyse précise et détaillée des pièces archéologiques apporte de nombreux renseignements sur les différentes techniques de fabrication de l’outillage préhistorique : choix des matériaux,
techniques de taille…..
- outre les données archéologiques et expérimentales, l’ethnologie nous apporte aussi de précieux renseignements sur les techniques de fabrication des industries préhistoriques. Actuellement,
certaines ethnies possèdent encore des technologies comparables à celles de la préhistoire (Inuits, Papous, Aborigènes), elles nous apportent de précieux renseignements sur les techniques de
fabrication de l’outillage et dans tous les autres domaines.
- l’archéologie expérimentale a donc pour rôle de répondre à un certain nombre de questions techniques et de confirmer les différentes hypothèses proposées par les archéologues en relation
avec les données de terrains, les analyses technologiques réalisées sur les pièces archéologique et les comparaisons ethnographiques. En aucun cas, elle n’a pour objectif de reproduire un objet
mais bien au contraire de comprendre les différents degrés de technicité de nos lointains ancêtres.
V) - Projet pédagogique dans les établissements scolaires
L’ensemble du projet pédagogique proposé sur le site du Chaffaud est envisageable dans les établissements scolaires. Nos interventions se déroulent selon la même approche pédagogique et peuvent
être envisagées de la manière suivante :
1. Présentation générale de la préhistoire : évolution de l’homme préhistorique, son milieu naturel ( climat, faune et végétation), son habitat , l’art (pariétal et mobilier),l’outillage
et ses techniques de fabrication (industrie lithique et osseuse). Cette première partie est accompagnée d’une démonstration de taille de silex et illustrée par divers documents
pédagogiques.
2. Initiation aux techniques : les élèves participeront à plusieurs ateliers pratiques : taille de silex , réalisation d’une lampe à graisse et peinture pariétale sur pierre à base d’ocre et de
charbon.
3. Initiation aux méthodes de recherches : la majeure partie des postes installés sur le site du Chaffaud a été prévue pour être déplacée dans les établissements scolaires. Plusieurs
modules d’une surface d’un mètre carré sont prévus pour l’initiation aux techniques de fouilles. Chacun d’eux contient la réplique d’un sol d’habitat préhistorique (silex, os, pendentifs….).
Ces différents ateliers ont été conçus pour être simples, pédagogiques et ludiques, ils s’adressent tout particulièrement aux élèves des écoles primaires. Ils sont encadrés par un archéologue
professionnel et animateur en préhistoire. Les pièces fabriquées par les enfants leur appartiennent. Les différents modules que nous proposons peuvent être modifiés selon le type de projet
pédagogique.
VI) - Profil de l’intervenant
Durant vingt années consécutives, Jean-Michel Leuvrey a travaillé en France et en Suisse en qualité d’archéologue et spécialiste des techniques de la pierre taillée: préhistoriques et
historiques.
Ce travail s’est concrétisé par de nombreuses publications, travaux de recherche et expertises.
Parallèlement à son activité de chercheur, il a participé à de nombreuses expositions temporaires et permanentes comme conseiller, ou responsable d’exposition.
Au cours de toutes ces années, il s'est très impliqué dans divers projets de valorisation du patrimoine, vulgarisation de l’archéologie et développement touristique.
Ces projets ont été menés en collaboration avec divers instituts (musées, écoles, foyers et centres de vacances). Cette démarche peu courante dans le domaine de la recherche, s’est
traduite par de nombreuses conférences, des animations dans les parcs archéologiques et des interventions auprès des écoles primaires et secondaires.
Depuis le mois de juin 2005, il dirige les ateliers de la préhistoire sur le site du Chaffaud (Vienne), animations et projets pédagogiques autour du thème « Revivre la Préhistoire ».
VII) Animations pédagogiques sur une demi-journée durée 3h
1) Visite guidée du site
Visites des grottes préhistoriques du Chaffaud (grotte du Puits, grotte Intermédiaire et grotte de la Fontaine).
Les thèmes abordés au cours de la visite seront les suivants : historique des fouilles et les grandes découvertes du Chaffaud origine de la vie, évolution des hommes préhistoriques, le climat, la
faune, l’habitat, l’outillage.
Cette partie de l’animation est agrémentée par de nombreux documents et manipulations de pièces archéologiques.
2) Lampes à graisse
Les grottes ornées ont livré de nombreux vestiges de lampes à graisse. Il s’agit de blocs de calcaire ou de grès dont une des faces présente une dépression contenant de la graisse animale, la mèche
était réalisée en mousse ou avec des brindilles de genévrier. Certaines de ces lampes étaient décorées. Cet atelier se décompose en trois parties : réalisation du trou à l’aide d’un percuteur en
pierre, fabrication de la mèche et décor de la lampes, peinture à l’ocre ou au charbon et gravure au silex.
3) Tir au propulseur
La dernière partie de l’animation est consacrée à la chasse préhistorique. Inventer, il y a 20 000 ans, le propulseur peut être considéré comme l’ancêtre de l’arc. Cette arme redoutable
permet de lancer des sagaies jusqu’à une centaines de mètres et tuer un renne par exemple à une quarantaine de mètres. Dans cette animation, les élèves pourront s’initier au tir sur des cibles
fixes.
La visite dure environ une heure et le temps restant est consacré aux ateliers.
VII) Animations pédagogiques sur une journée durée 6h
Matinée : visite du site préhistorique
Visites des grottes préhistoriques du Chaffaud (grotte du Puits, grotte Intermédiaire et grotte de la Fontaine) et présentation du circuit de la préhistoire agrémenté de panneaux sur la préhistoire
mondiale et la vie quotidienne de l’homme du Chaffaud (Cro-Magnon). Durée de la visite environ 1h30 à 2h.. Les thèmes abordés au cours de la visite seront les suivants : historique des fouilles et
les grandes découvertes du Chaffaud origine de la vie, évolution des hommes préhistoriques, le climat, la faune, l’habitat, l’outillage,.
Cette partie de l’animation est agrémentée par de nombreux documents et manipulations de pièces archéologiques.
Après-midi : ateliers de la préhistoire
1) Initiation à la fouille archéologique
Cette deuxième partie du programme consiste à faire découvrir aux élèves les différentes méthodes de fouilles et d’interprétation d’un site archéologique.
En compagnie d’un archéologue professionnel, chaque intervenant effectuera toutes les étapes de la fouille, décapage, dessin, interprétations des vestiges et prélèvement du matériel.
Cette démarche permet de placer les participants dans la même situation que les archéologues de terrain.
2) Lampes à graisse
Les grottes ornées ont livré de nombreux vestiges de lampes à graisse.
Il s’agit de blocs de calcaire ou de grès dont une des faces présente une dépression contenant de la graisse animale, la mèche étant réalisée en mousse ou avec des brindilles de genévrier.
Certaines de ces lampes étaient décorées.
Cet atelier se décompose en trois parties : réalisation du trou à l’aide d’un percuteur en pierre, fabrication de la mèche et décor de la lampes, peinture à l’ocre ou au charbon et gravure au
silex.
3) Tir au propulseur
La dernière partie de l’animation est consacrée à la chasse préhistorique.
Inventer, il y a 20 000 ans, le propulseur peut être considéré comme l’ancêtre de l’arc.
Cette arme redoutable permet de lancer des sagaies jusqu’à une centaines de mètres et de tuer un renne, par exemple, à une quarantaine de mètres.
Dans cette animation, les élèves pourront s’initier au tir sur des cibles fixes.